Dates: 18 mars 2009 - 20:15
Avec les six voix des Neuevocalsolisten de Stuttgart, un "concertino" d'instruments ultra-graves et un large ensemble amplifié, Bianchi (né en 1975) délivre sa première partition de grande envergure. Cette "cantate" en un mouvement s'appuie sur un livret entrelaçant trois sources :
- Le Vigyana Bhairava Tantra, livre révélé du shivaïsme tantrique
- Les écrits gnostiques de Maria Magdalena, découverts en 1945 à Nag Hammadi, en Egypte
- Le De Rerum Natura de Lucrèce.
Dans sa cantate Matra, Oscar Bianchi chante la multiplicité infinie de la vie matérielle. Un beau travail rythmique, tissé de lourdes chutes et d'envols syncopés, fait de l'ensemble instrumental une sorte de forge soufflante, de vaste poumon, qui nourrit les harmonies suspendues des voix. Avant que tout ne s'inverse: dans un final extatique, les prodigieux Neue Vocalsolisten en apnée s'essaient aux hoquets rapides de la vocalité hindoue.
Georges-Elie Octors - direction
Suzie Fröhlich - flûte à bec Petzold
Rico Gübler – tubax
Mike Schmid - flûte basse
Michaël Levinas - Le Ô du Haut, deux Madrigaux sur des poésies de Gherasim Luca (2008)
Oscar Bianchi - Matra, cantate pour six voix, trois instruments graves, électronique et ensemble (2007)
Prod. Flagey, Ars Musica, Bozar Music, Ictus
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