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Vox Luminis / Tom Blaton

Vox Luminis

Musicalische Exequien – Schütz

Programme

Heinrich Schütz (1585-1672)
 

Herr, nun lässest du deinen Diener in Friede fahren, SWV 432

Ich bin die Auferstehung und das Leben, SWV 464

Die mit Tränen säen, SWV 378

Herr, nun lässest du deinen Diener in Friede fahren, SWV 433


Das ist je gewisslich wahr, SWV 277

Selig sind die Toten, SWV 391

-- PAUSE --

Musicalische Exequien, SWV 279–281
Concert in Form einer teutschen Begräbnis-Missa
I.
A. Intonatio : Nacket bin ich
B. Soli : Nacket werde ich
C. Cappella : Herr Gott Vater
D. Soli : Christus ist mein Leben
E. Cappella : Jesu christe, Gottes Sohn
F. Soli : Leben wir, so leben wir dem Herren
G. Cappella : Herr Gott, heiliger Geist
II.
A. Intonatio : Also hat Gott die Welt geliebt
B. Soli : auf daß alle, die an ihn gläuben
C. Cappella : Er sprach zu seinem lieben Sohn
D. Soli : Das Blut Jesu Christi
E. Cappella : Durch ihn ist uns vergeben
F. Soli : Unser wandel ist im Himmel
G. Cappella : Es ist allhier ein Jammertal
H. Soli : Wenn eure Sünde gleich blutrot wäre
I. Cappella : Sein Wort, sein Tauf
J. Soli : Gehe hin, mein Volk, in eine Kammer
K. Soli : Der Gerechten Seelen
L. Soli : Herr, wenn ich nur dich habe
M. Soli : Wenn mir gleich Leib
N. Cappella : Er ist das Heil und selig Licht
O. Soli : Unser Leben währet siebenzig Jahr
P. Cappella : Ach wie elend ist unser Zeit
Q. Soli : Ich weiß daß mein Erlöser lebt
R. Cappella : Weil du vom Tod erstanden bist
S. Soli : Herr, ich lasse dich nicht
T. Cappella : Er sprach zu mir
III.
Herr, wenn ich nur dich habe, SWV 280
IV.
Herr, nun lässest du deinen Diener in Friede fahren, SWV 281

 

Timing

Concert avec une pause de +/- 20 min

Fin du concert : +/- 22:00

Commentaire

Considérations Sur La Mort

 

"En ce qui concerne le texte, je reconnais volontiers que j’aimerais bien laisser l’« allemand » de côté pour ne considérer que « l’homme »."

Cette sentence de Brahms à propos de son Deutsches Requiem est souvent citée. Elle résume bien la pensée du compositeur écrivant ce monument de la musique spirituelle romantique.

« Spirituelle » et non « liturgique », car il est bien évident que cette partition est dédiée au concert et non à l’office. Mais au-delà de sa destination, le Deutsches Requiem est avant tout une réflexion sur la mort. Brahms est encore un jeune homme lorsque deux décès le frappent de plein fouet. En 1856 d’abord (Brahms a vingt-trois ans), celui de son ami et conseiller Robert Schumann ; en 1865 ensuite, celui de sa mère. C’est donc durant plus de dix ans que le Deutsches Requiem est élaboré, puisque la version finale, incluant le cinquième mouvement avec soprano solo, douce évocation de la tendresse maternelle, est ajouté en 1868. Si finalement Brahms a conservé l’intitulé initial, c’est vraisemblablement parce que ce titre définissait parfaitement le contenu de l’œuvre qui n’est en aucun cas liée à la pratique liturgique.

L’analogie entre ce chef-d’œuvre « humain » de Brahms et les Musicalische Exequien de Heinrich Schütz a souvent été faite. On y retrouve le même principe de composition spirituelle, basée sur un choix de textes des écritures saintes dont le point commun est l’évocation de la mort. Cependant, la musique de Schütz est liée à un office funèbre qui fut soigneusement organisé. à l’époque où Brahms écrit son Deutsches Requiem, le répertoire polyphonique luthérien ancien connaît une véritable résurrection ; parmi les artisans de ce mouvement se trouve Felix Mendelssohn, qui non seulement avait redécouvert la musique de J. S. Bach, mais avait, lui aussi, composé une quantité impressionnante de pièces liturgiques, tant avec orchestre qu’a capella, dans une pratique qui renouait avec la tradition polyphonique ancienne. Et dès les années 1850, le jeune Brahms suit ce chemin tracé par son illustre prédécesseur, pratique qui ne cesse de s’amplifier à l’époque où il entame une longue carrière de chef de chœur. Dès lors, il ne serait pas impossible d’imaginer que Brahms, que l’on sait passionné par les musiques du passé (il a entre autres réalisé la première édition moderne des pièces de clavecin de François Couperin !), ait pu disposer sur sa table de travail de partitions du XVIIe siècle. Ce serait, en l’occurrence, celles de Schütz dont l’œuvre, plus que celle de tout autre compositeur de cette époque, avait bénéficié, de son temps, d’une quantité importante de publications. Imaginons donc le compositeur romantique, mettant la main sur les Musicalische Exequien ou diverses autres compositions de Schütz, tel le Deutsches Magnificat qui, par son titre, affirme cette identité « nationale » assez rare dans la mise en musique de ce cantique marial…
 

Musicalische Exequien

Mais revenons à Schütz. Les conditions dans lesquelles il écrivit ses Musicalische Exequien sont à la fois proches et différentes de celles qui conduisirent Brahms à l’écriture de son Deutsches Requiem. Ce qui est certain, c’est que, pour Schütz également, l’aspect « humain » fut l’aspect essentiel de sa conception de cette musique. Ici, fait assez rare à l’époque, cette musique funèbre fut commandée à Schütz par le prince Heinrich Posthumus von Reuss. Sous sa juridiction, la ville de Gera avait connu, durant la Guerre de trente Ans, une période de calme, quasi à l’abri des conflits. De plus, il avait été considéré comme un très habile diplomate, fréquemment sollicité pour ses avis. Cet humaniste était aussi profondément croyant et avait même imaginé toute l’organisation de son propre service funèbre, qu’il s’agisse de la confection du cercueil, de l’éloge funèbre et du choix des textes de la liturgie. Il avait donc commandé un cercueil en cuivre dont toutes les parties étaient peintes et couvertes des textes qu’il avait choisis. Ce sarcophage fut redécouvert à Gera en 1995. C’est tout naturellement vers Heinrich Schütz que sa veuve se diriga pour l’écriture de la musique. A vrai dire, les deux hommes se connaissaient et avaient eu fréquemment l’occasion de se rencontrer. Heinrich von Reuss décéda le 3 décembre 1635 ; il fut embaumé et les funérailles furent célébrées le 4 février 1636. Schütz eut donc assez peu de temps pour écrire cette partition, à moins que le prince ait déjà sollicité cette commande avant son décès. Lors de la publication de l’œuvre, Schütz adressa cette dédicace à celui qui était, semble-t-il, plus qu’un simple commanditaire officiel :

A quoi bon raconter ici comment vous avez apprécié mon chant modeste
et ma musique rustique autant que les plus belles choses et quelles faveurs et bonnes grâces
et quels bienfaits vous m’avez souvent accordés à cause de cet art : et ceci d’emblée puisque
j’ai mes origines et je suis né
sur le sol sur lequel vous avez régné,
ce que vous avez considéré comme un honneur
pour vous-même et c’est la raison pour laquelle vous m'avez d’autant plus aimé.

Ainsi que l’indique la page de garde de l’édition, la composition est destinée à un ensemble vocal de six à huit voix et plus, avec l’accompagnement de la basse continue pour l’orgue. Deux éléments définissent la réalisation de cette basse continue : « Bassus continuus vor die Orgel / Bassus continuus vor den Dirigenten oder Violon ». Il faut entendre sous cette appellation de « Violon » celle de « Violone », mention assez fréquente pour l’identification d’une basse d’archet qui n’est pas nécessairement en 16 pieds. L’œuvre est divisée en trois parties qui correspondent à trois moments de la liturgie. Néanmoins, on sait que le cortège funèbre fut accompagné au début de l'office par le choral Mit Fried und Freud, chanté par l’assemblée.
 

Concert in Form einer Teutschen begräbnis Missa

Le terme de « Concert » se réfère à la terminologie chère à Schütz et à ses contemporains, influencée évidemment par les appellations de « Concerti » que les compositeurs italiens (Monteverdi en tête, entre autres dans ses Vespro) utilisèrent pour nommer ces nouvelles compositions religieuses destinées à des voix solistes, soutenues par la basse continue. Dans les années de difficultés financières provoquées par la Guerre de trente Ans, Schütz avait développé ce type d’écriture, notamment, dans les différents recueils de Kleine Geistliche Konzerte. Ici, le compositeur utilise une alternance systématique de passages destinés à des voix solistes (de une à six voix) et à une Capella à six voix pour laquelle il recommande de doubler le nombre de chanteurs. Cette partie, à vrai dire la plus longue, est constituée de deux sections que Schütz associe aux deux parties de la Deutsche Messe, à savoir le Kyrie et le Gloria, ce que l’on peut comprendre par la mention de Concert in Form einer Teutschen Missa, nach art des Lateinischen Kyrie, Christe, Kyrie Eleyson. Gloria in excelsis. Et in terra pax etc.

Les textes choisis ne sont pas ceux de la messe tels que les luthériens les utilisent. Il s’agit bien de la compilation faite par Heinrich Posthumus. Les deux parties sont assez facilement identifiables, introduites chacune par une intonation de type grégorien.

L’identification du Kyrie est incontestable ; les versets de la Capella s’apparentent bien à ceux du Kyrie, s’adressant ici aux trois personnes de la Sainte-trinité : « Seigneur, Dieu le Père qui es aux Cieux, aie pitié de nous / Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de nous / Seigneur, Dieu le Saint- Esprit, aie pitié de nous ». En référence à la pratique du Kyrie latin, ces trois invocations confiées à la Capella, font usage de la même musique pour la première et pour la troisième d’entre elles.

En ce qui concerne le Gloria, la relation avec le texte original est moins évidente : il s’agit d’une succession de textes qui sont à la fois des glorifications de Dieu et l’évocation de l’espoir de la consolation et de la rédemption.

En général, l’écriture des versets pour les solistes est plus active, faisant un usage fréquent des imitations. Cela contraste avec celle des versets destinés à la Capella qui sont majoritairement homophones. Néanmoins, dans le Gloria, Schütz confie aussi à la Capella des versets d’une écriture plus variée, faisant usage de l’imitation et même d’effets d’alternances entre les voix aiguës et les voix graves. Parmi les textes choisis par Heinrich Posthumus se trouve l’un des versets du choral Mit Fried und Freud. Schütz en profite pour utiliser la mélodie du choral qu’il traite de façon imitative ; à l’inverse de celle de ses contemporains et amis, Schein, Scheidt ou Praetorius, cette pratique est extrêmement rare dans l’œuvre du compositeur.


Herr, wenn ich nur dich habe

Cette deuxième partie, écrite ici pour double chœur à huit voix dans un style essentiellement homophone, fait usage des alternances systématiques entre les deux ensembles, selon cette pratique que Schütz avait pu entendre lors de son premier séjour à Venise. Schütz sous-titre d’ailleurs ce motet Concerto per choros. Il semble que, dans la liturgie, ce motet se situait après la prédication.
 

Herr, nun lässest du deinen Diener in Friede fahren

Le texte du Cantique de Siméon est fréquent dans les compositions funèbres. Nous en reparlerons plus loin. Quant à la disposition vocale de cette troisième partie, elle est liée à l’organisation de la liturgie. La pièce est écrite pour un chœur grave à cinq voix (AAttB) et un chœur aigu à trois voix (SSB) : ce dernier est disposé au lointain, semble-t-il dans le caveau près du sarcophage. Les trois voix de ce chœur son identifiées : le baryton représente l’âme heureuse (beata anima) et les sopranos deux séraphins. Il est donc possible d’imaginer qu’il s’agit de l’âme de Heinrich Posthumus accédant au ciel en compagnie des anges. Ce chœur au lointain chante un autre texte : « Selig sind die toten, die in dem Herren sterben ».

Jérôme Lejeune                                                               

Lionel Meunier

Lionel Meunier est musicien et chanteur, fondateur de Vox Luminis, ensemble vocal de musique ancienne (2004). II en est le chef et le directeur artistique et en assure la renommée internationale.

Passionné de musique depuis le plus jeune âge, son éducation musicale débute dans sa ville natale de Clamecy (France), avec le solfège, la flûte à bec et la trompette. Lionel poursuit ensuite ses études à l’IMEP (Institut Supérieur de Musique et de Pédagogie) de Namur où il obtient sa licence en flûte à bec avec grande distinction. Il y reçut l’enseignement de Tatiana Babut du Marès et de Hugo Reyne et fréquenta les masterclasses de Jean Tubéry.

Il choisit alors de privilégier les études vocales dans la classe de Rita Dams et de Peter Kooij au Conservatoire Royal de La Haye (Pays-Bas). Simultanément, il débute une carrière de concertiste et très vite sa renommée de soliste s’impose et il rejoint de prestigieux ensembles : Collegium Vocale de Gand (Ph. Herreweghe), Chœur Mondial des Jeunes, Arsys Bourgogne (P. Cao), Amsterdam Baroque Choir (T. Koopmann), Chœur de Chambre de Namur, Favoriti de la Fenice (J. Tubéry), Solistes du Chœur de Chambre de Namur, Cappella Pratensis (S. Bull) et solistes de la Nederlandse Bach Vereniging (J. Van Veldhoven).

Ces deux dernières années, de nombreux ensembles européens ont sollicité Lionel Meunier comme coach, ou directeur artistique. De 2018 à 2020, il se voit chargé d’une mission étalée sur plusieurs années au Théâtre National de Bretagne à Rennes ; il devra y suivre des jeunes acteurs en devenir, dénommée Promotion X.

Son approche passionnée, mais réfléchie, du répertoire ancien et a cappella, jointe à la compréhension et au respect des chanteurs, lui ont permis de jouer progressivement les plus hauts standards. Par ailleurs, il est membre du jury de nombreux festivals et concours internationaux et il donne régulièrement des conférences sur le répertoire baroque et de la fin de la Renaissance.

En 2013, Lionel Meunier a obtenu le titre de Namurois de l’Année pour la culture.

De 2018 à 2020, il se voit chargé d’une mission importante au Théâtre National de Bretagne à Rennes ; il y a suivi des jeunes acteurs en devenir, une formation dénommée Promotion X.

Vox Luminis

Depuis sa fondation en 2004 l’ensemble vocale Vox Luminis est, sous la direction de la basse Lionel Meunier, reconnu sur le plan international pour son timbre particulier, aussi bien en effectif de soliste que pour de grandes productions.
Vox Luminis est spécialisé dans le répertoire anglais, italien et allemand du XVIIe et début du XVIIIe siècle, en donnant vie aussi bien à des chefs d’oeuvre virtuoses qu’à des perles jusqu’ici inédites.
Le noyau dur des solistes vocaux est complété selon le répertoire, par un continuo élaboré, des instrumentistes solistes ou un orchestre à part entière.

Lors des prestigieux Gramophone Awards Vox Luminis a remporté en 2012 le titre d’enregistrement de l’année (Recording of the Year). Depuis lors Vox Luminis a réalisé seize enregistrements auprès des labels Ricercar, Alpha Classics, Ramée et Musique en Wallonie en remportant de nombreux prix internationaux dont le ‘Klara, ensemble de l’année 2018’, BBC Music Magazine ‘choral award winner 2018’, 3 Diapasons d’Or et plusieurs Preis der Deutschen Schalplattenkritik. L’année passée l’ensemble a à nouveau obtenu un Gramophone Music Award dans la catégorie ‘Choral’ pour le disque de Buxtehude: Abendmusiken (2019).

Vox Luminis produit chaque année près de 70 concerts dans les plus grandes salles et festivals du monde, dont Bozar Brussel, deSingel Antwerpen, Auditorio Nacional Madrid, L’Auditori Barcelona, Wigmore Hall London, Philharmonie Berlin, Lincoln Center New York, Zaryadye Hall Moscow, Festival van Vlaanderen en Festival de Wallonie, Festival de Saintes, Festival Oude Muziek Utrecht, Musikfest Bremen, Bachfest Leipzig, Aldeburgh Festival et Boston Early Music Festival.

Vox Luminis est en résidence au Concertgebouw Brugge. L’ensemble a récemment lancé une collaboration structurelle avec le renommé Freiburger Barockorchester.

Musiciens

soprano

Erika Tandiono
Zsuzsanna Tóth
Victoria Cassano
Tessa Roos

 

alto

Jan Kullmann
Korneel Van Neste

 

ténor

Christopher Fischer
Raphael Höhn
Olivier Berten
Jacob Lawrence

 

basse 

Lionel Meunier
Sebastian Myrus

 
orgue

Anthony Romaniuk

 

viole de gambe

Ricardo Rodriguez Miranda

Textes

Herr, nun lässest du deinen Diener in Friede fahren, SWV 432 & SWV 433

Herr, nun lässest du deinen Diener in Friede fahren, wie du gesagt hast. Denn meine Augen haben deinen Heiland gesehen, welchen du bereitet hast für allen Völkern, ein Licht, zu erleuchten die Heiden und zum Preis deines Volks Israel.


Ich bin die Auferstehung und das Leben, SWV 464

Ich bin die Auferstehung und das Leben. Wer an mich glaubet, der wird leben, ob er gleich stürbe; Und wer da lebet und glaubet an mich, der wird nimmermehr sterben.


Die mit Tränen säen, SWV 378

Die mit Tränen säen, werden mit Freuden ernten. Sie gehen hin und weinen und tragen edlen Samen und kommen mit Freuden und bringen ihre Garben.


Das ist je gewisslich wahr, SWV 277

Das ist je gewisslich wahr und ein teuer wertes Wort, daß Christus Jesus kommen ist in die Welt, die Sünder selig zu machen unter welchen ich der fürnehmste bin. Aber darum ist mir Barmherzigkeit widerfahren auf daß an mir fürnehmlich Jesus Christus erzeigete alle Geduld zum Exempel denen, die an ihn glauben sollen zum ewigen Leben. Gott dem ewigen Könige dem Unvergänglichen und Unsichtbaren und allein Weisen sei Ehre und Preis in Ewigkeit. Amen."        


Selig sind die Toten, SWV 391

Selig sind die Toten, die in dem Herren sterben, von nun an. Ja der Geist spricht: Sie ruhen von ihrer Arbeit, und ihre Werke folgen ihnen nach.


Musicallsche Exequien, SWV 279–281
concert in Form einer teutschen Begräbnis- Missa

I.

A. Intonatio
Nacket bin ich von Mutterleibe kommen.

B. Soli
Nacket werde ich wiederum dahinfahren. Der Herr hat's gegeben, der Herr hat's genommen, der Name des Herren sei gelobet.

C. Cappella
Herr Gott Vater im Himmel, erbarm dich über uns.

D. Soli
Christus ist mein Leben, Sterben ist mein Gewinn. Siehe, das ist Gottes Lamm, das der Welt Sünde tragt.

E. Cappella
Jesu Christe, Gottes Sohn, erbarm dich über uns.

F. Soli
Leben wir, so leben wir dem Herren. Sterben wir, so sterben wir dem Herren, darum wir leben oder sterben, so sind wir des Herren.

G. Cappella
Herr Gott, heiliger Geist, erbarm dich über uns."    

II.

A. Intonatio
Also hat Gott die Welt geliebt, daß er seinen eingebornen Sohn gab.

B. Soli
Auf daß alle, die an ihn gläuben, nicht verloren werden, sondem das ewige Leben haben.

C. Cappella
Er sprach zu seinem lieben Sohn: die zeit ist hie zu erbarmen, fahr hin, mein's Herzens werte Kron und hilf ihn aus der Sünden Not, erwürg für sie den bittern tod und laß sie mit dir leben.

D. Soli
Das Blut Jesu Christi, des Sohnes Gottes, machet uns rein von allen Sünden.

E. Cappella
Durch ihn ist uns vergeben die Sünd, geschenkt das Leben, im Himmel soll'n wir haben, o Gott, wie große Gaben.

F. Soli
Unser Wandel ist im Himmel, von dannen wir auch warten des Heilandes Jesu Christi, des Herren, welcher unsem nichtigen Leib verklären wird, daß er ähnlich werde seinem verklärten Leibe.

G. Cappella
Es ist allhier ein Jammertal, Angst, Not und trübsal überall, des Bleibens ist ein kleine zeit, voller Mühseligkeit, und wers bedenkt, ist immer im Streit.

H. Soli
Wenn eure Sünde gleich blutrot wäre, so soll sie doch schneeweiß werden. Wenn sie gleich ist wie rosinfarb, soll sie doch wie Wolle werden.

I. Cappella
Sein Wort, sein tauf, sein Nachtmahl dient wider allen Unfall, der Heilge Geist im Glauben lehrt uns darauf vertrauen.

J. Soli
Gehe hin, mein Volk, in eine Kammer und schleuß die tür nach dir zu, verbirge dich einen kleinen Augenblick, bis der zorn vorrübergehe.

K. Soli
Der Gerechten Seelen sind in Gottes Hand und keine Qual rühret sie an, aber sie sind in Frieden.

L. Soli
Herr, wenn ich nur dich habe, so frage ich nichts nach Himmel und Erden.

M. Soli
Wenn mir gleich Leib und Seele verschmacht, so bist du Gott allzeit meines Herzens trost und mein teil.

N. Cappella
Er ist das Heil und selig Licht für die Heiden, zu erleuchten, die dich kennen nicht und zu weiden. Er ist seines Volkes Israel der Preis, Ehr, Freud und Wonne.

O. Soli
Unser Leben währet siebenzig Jahr, und wenn's hoch kommt, sa sind's achtzig Jahr, und wenn es köstlich gewesen ist, so ist es Müh und Arbeit gewesen.

P. Cappella
Ach, wie elend ist unser zeit allhier auf dieser Erden, gar bald der Mensch darniederleit, wir müssen alle sterben, allhier in diesem Jammertal, auch wenn dirs wahl gelinget.

Q. Soli
Ich weiß, daß mein Erlöser lebt, und er wird mich hernach aus der Erden auferwecken, und werde darnach mit dieser meiner Haut umgeben werden, und werde in meinem Fleisch Gott sehen.

R. Cappella
Weil du vom tod erstanden bist, werd ich im Grab nicht bleiben, mein höchster trost dein Auffahrt ist, todsfurcht kannst du vertreiben, denn wo du bist, da komm ich hin, daß ich stets bei dir leb und bin, drum fahr ich hin mit Freuden.

S. Soli
Herr, ich lasse dich nich!, du segnest mich denn.

T. Cappella
Er sprach zu mir: halt dich an mich, es soll dir itzt gelingen, ich geb mich selber ganz für dich, da will ich für dich ringen, den tod verschlingt das Leben mein, da bist du selig worden.

III.

Herr, wenn ich nur dich habe

Herr, wenn ich nur dich habe, so frage ich nichts nach Himmel und Erden. Wenn mir gleich Leib und Seele verschmacht, so bist du doch, Gott, allezeit meines Herzens trost, und mein teil.

IV.

Herr, nun lässest du deinen Diener

Intonatio
Herr, nun lässest du deinen Diener

Cappella
In Friede fahren, wie du gesagt hast. Denn meine Augen haben deinen Heiland gesehen, welchen du bereitet hast für allen Völkern, ein Licht, zu erleuchten die Heiden und zum Preis deines Volks Israel.

Seraphim 1 et 2, Beata anima
Selig sind die toten, die in dem Herren sterben. Sie ruhen von ihrer Arbeit und ihre Werke folgen ihnen nach. Sie sind in der Hand des Herren und keine Qual rührt sie. Selig sind die toten, die in dem Herren sterben.

Friends of Flagey

Fellows

Charles Adriaenssen, Bernard Darty, Paulette Darty, Diane de Spoelberch, Geert Duyck, Marc Ghysels, Irene Steels – Wilsing, Maison de la Radio Flagey S.A. / Omroepgebouw Flagey N.V.

Great Friends

André Beernaerts, Mireille Beernaerts, Patricia Bogerd, Anne Castro Freire, António Castro Freire, Marie Irène Ciechanowska – Zucker, Bernard Claeys, Stephen Clark, Isabelle de Borchgrave, Werner de Borchgrave, Pascale Decoene, Claude de Selliers, Chantal de Spot, Jean de Spot, Alain Dromer, François Hinfray, Ulrike Hinfray, Ida Jacobs, Patrick Jacobs, Peter L’Ecluse, Virginie Louvois, Sasha Marston, Martine Renwart, Hans Schwab, My-Van Schwab, Maria Grazia Tanese, Pascale Tytgat, Dirk Van Gerven, Colienne van Strydonck, Piet Van Waeyenberge, Andreas von Bonin, Katinka von Bonin, Dimitri Wastchenko, Jacques Zucker

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et tous ceux qui souhaitent garder l’anonymat

version 01.06.2022

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