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Marco Mantovani / Nine Louvel

Marco Mantovani

Kreislerkreis

programme

Robert Schumann (1810-1856)

Kreisleriana, op. 16 (1838, première version)

            I. Äußerst bewegt

            II. Sehr innig und nicht zu rasch [...]

                        Heinz Holliger (°1939)

                        Extrait de Partita (1999) :

                                    III. Barcarola

            [...] II. Sehr innig und nicht zu rasch [...]

                        Heinz Holliger (°1939)

                        Extrait de Partita (1999) :

                                    IV. Sphynxen für Sch.

            [...] II. Sehr innig und nicht zu rasch

            III. Sehr aufgeregt [...]

                        Jörg Widmann (°1973)

                        Extraits des 5 Brüchstücke (1997) :

                                    II. Presto Possibile

                                    III. Sehr langsam

                                    IV. Energiegeladen, sehr schnell

            [...] III. Sehr aufgeregt

            IV. Sehr langsam [...]

                        György Kurtág (°1926)

                        Hommage à R. Sch. op. 15/d (1990)

                                  I. (merkwurdige Pirouetten des Kapellmeisters Johannes Kreisler) – Vivo

                                  II. (E. : der begrenzte Kreis...) - Molto semplice, piano e legato

                                  III. (...und wieder zuckt es schmerzlich F. um die Lippen...) - Feroce, agitato

                        ​​​​​​​          IV. (Felhö valék, már süt a nap...) (töredék – töredék) - Calmo, scorrevole

                        ​​​​​​​          V. In der Nacht – Presto

                        ​​​​​​​          VI. Abschied (Meister Raro entdeckt Guillaume de Machaut) - Adagio, poco andante

            [...] IV. Sehr langsam

            V. Sehr lebhaft

            VI. Sehr langsam

                        Ludwig van Beethoven (1770-1827)

                        Extrait de la Symphonie n° 5 en do mineur, op. 67 (1808) (enregistrement en concert par Wilhelm Furtwängler et les Berliner Philharmoniker, Berlin, 30.06.1943)

            VII. Sehr rasch

                        Franz Schubert (1797-1828)

                        Extraits des 8 Variations en la bémol majeur, D 813 (1825) :

                        ​​​​​​​          Var. V – [minore]

                        ​​​​​​​          Var. VI – Maestoso

                        ​​​​​​​          Var. VII – Più lento

                        ​​​​​​​          Var. VII – Allegro moderato

                        ​​​​​​​          VIII. Schnell und spielend

                        Johann Sebastian Bach (1685-1750)

                        Extrait des Variations Goldberg, BWV 988 (1741) :

                                    Aria da capo

​​​​​​​Fin du concert : +/- 19:50

artistes

Marco Mantovani

Le pianiste italien Marco Mantovani a étudié au Conservatorio di Musica « Lucio Campiani » de Mantoue auprès d’Antonio Pulleghini, à la Scuola di Musica di Fiesole à Florence avec Andrea Lucchesini, et au Koninklijk Conservatorium Brussel auprès d’Aleksandar Madžar. Au KCB, il reçut le prix Ingeborg Köberle en tant qu’étudiant le plus prometteur de l’année. Son développement artistique fut également marqué par les conseils de la pianiste portugaise Maria João Pires. Marco Mantovani s’est produit dans des salles telles que BOZAR, le Teatro La Fenice, le Teatro Regio de Parme, le Teatro della Pergola à Florence, la Casa da Música à Porto et le Mozarteum de Salzbourg. Son répertoire s’étend de Bach à la musique contemporaine et il se consacre régulièrement à la musique de chambre, notamment avec le clarinettiste Emanuele Mammarella (Aes duo). Ces dernières années, Mantovani a mené au KCB et à la VUB un projet doctoral en arts portant sur la musique pour piano de Robert Schumann de 1836 à 1838, qu’il défend ce mois-ci. Pour le label Etcetera Records, il a enregistré trois albums consacrés à Robert Schumann : Stories and Fairy-tales (2022, Novelletten, op. 21 & Kinderszenen, op. 15), Hommage à E.T.A. Hoffmann (2023, Fantasiestücke, op. 12 & Kreisleriana, op. 16) et On the Shoulders of Giants (2024, Fantasie, op. 17 & Davidsbündlertänze, op. 6). Mantovani bénéficie du soutien de Flagency, un programme d’accompagnement pour jeunes musiciens porté par Flagey et BNP Paribas Fortis.

 

Maxime Snaterse

La pianiste néerlandaise polyvalente Maxime Snaterse a étudié au Conservatoire ArtEZ auprès de Frank van de Laar et au Koninklijk Conservatorium Brussel auprès d’Aleksandar Madžar. Elle s’est produite en soliste et dans diverses formations de musique de chambre sur les scènes du Concertgebouw d’Amsterdam, du Muziekgebouw aan ’t IJ, de De Doelen à Rotterdam et de la Wigmore Hall à Londres. Elle a également interprété en soliste avec orchestre le Cinquième concerto pour piano de Ludwig van Beethoven, Noches en los jardines de España de Manuel de Falla et le concerto pour piano du compositeur contemporain Teun van de Steeg. En musique de chambre, elle forme des duos avec la saxophoniste Deborah Witteveen, la violoncelliste Aleksandra Czarnocka, le pianiste Marco Mantovani et la soprano Irene Hoogveld.

 

Emanuele Mammarella

Le clarinettiste italien Emanuele Mammarella a étudié au Koninklijk Conservatorium Brussel. En 2024, il a reçu le Prix Georges Octors, décerné annuellement par la ville de Bruxelles aux étudiants du Conservatoire royal de Bruxelles et du Koninklijk Conservatorium Brussel. En tant que musicien d’orchestre, il collabore régulièrement avec l’Antwerp Symphony Orchestra, le Belgian National Orchestra, la Musique Royale des Guides et l’Orchestre philharmonique de Rotterdam. Il a également été invité à trois reprises au festival de musique de chambre Encuentro à Santander (Espagne), où il a travaillé avec le chef d’orchestre et compositeur Peter Eötvös, créant notamment Joyce pour clarinette seule. Avec le pianiste Marco Mantovani, il forme le Aes Duo.

 

Mihai Cocea

L’altiste Mihai Cocea a étudié au National Music College George Enescu à Bucarest, à la Royal Academy of Music de Londres auprès de Paul Silverthorne et à la Zürcher Hochschule der Künste avec Lawrence Power. Depuis 2017, il est premier alto au Brussels Philharmonic. En tant que soliste, il a été invité par le hr-Sinfonieorchester, le SWR Symphonieorchester et le Sinfonieorchester St. Gallen. En musique de chambre, il a joué entre autres avec Daishin Kashimoto, Anneleen Lenaerts, Nicolas Dautricourt et Alexander Sitkovetsky. Avec la pianiste Oana Zamfir-Cocea, il a enregistré les sonates pour alto et piano de Brahms et de Chostakovitch. Depuis 2023, il est professeur d’alto au Conservatoire de Maastricht.

commentaire

Sous le titre Kreislerkreis, le pianiste Marco Mantovani réunit au cours de ce concert une communauté imaginaire centrée sur le personnage de Johannes Kreisler. Le fil conducteur en est le cycle pour piano Kreisleriana, que Robert Schumann a basé sur Kreisler, un personnage qui correspondait étroitement à son propre univers affectif romantique. Les huit pièces de ce cycle alternent avec des œuvres de Bach, Beethoven, Schubert, Kurtág, Holliger et Widmann — autant de compositeurs qui, à l’instar de Schumann, sont des frères spirituels de Kreisler.

 

Kreisler, Hoffmann et Schumann

La figure centrale de ce concert n’est ni un compositeur ni un musicien, mais un personnage littéraire : le maître de chapelle Johannes Kreisler, personnage imaginé par E.T.A. Hoffmann. Kreisler constitue sans doute l’incarnation parfaite de l’artiste romantique. Il est un musicien d’un talent exceptionnel, qui voue une grande ferveur à la musique de Bach et de Beethoven, mais demeure simultanément prisonnier d’un labyrinthe d’inquiétudes intérieures, de doutes et d’obsessions, qui l’empêchent de s’accomplir pleinement sur le plan artistique. Son nom, dérivé du mot allemand Kreis (« cercle »), reflète la nature circulaire et compulsive de sa pensée, qui le précipite souvent dans un tourbillon de délire émotionnel et créatif. Dans les mots de Hoffmann : « […] comme ballotté sur une mer éternellement agitée, il semblait chercher en vain le port qui devait enfin lui apporter ce repos et cette clarté sans lesquels un artiste ne peut rien accomplir ». À ce tempérament instable s’ajoute un conflit permanent avec le monde extérieur. À l’instar du romantique typique, Kreisler s’oppose à la société — en particulier au goût superficiel (voire au manque total de goût) du grand public — et se consacre à l’art avec une dévotion quasi religieuse. L’humeur changeante de Kreisler se reflète dans la forme fragmentaire des textes où Hoffmann le met en scène, tels que les nouvelles, lettres et critiques musicales des Kreisleriana, ou encore sa biographie fragmentée, insérée dans Lebens-Ansichten des Katers Murr et alternant avec le récit de vie d’un chat anthropomorphe.

Robert Schumann, doté lui-même d’une forte sensibilité littéraire, trouva en Kreisler un miroir de son monde intérieur. Issu d’une famille de libraires et d’éditeurs, Schumann s’inspira volontiers d’auteurs tels que Shakespeare, Goethe, Jean Paul, Novalis et Hoffmann. De même que Hoffmann faisait de Johannes Kreisler un alter ego fictif, Schumann créa dans ses écrits et sa musique un univers littéraire peuplé de divers alter ego reflétant les multiples facettes de sa personnalité. Les principaux sont Florestan, incarnation de son côté passionné et impétueux, et Eusebius, plus réfléchi et introverti. Dans des cycles pour piano tels que les Davidsbündlertänze et Carnaval, il désigne les pièces par ces noms (et d’autres) afin d’en caractériser l’atmosphère.

Dans les Kreisleriana, Schumann peut se passer de ces alter ego : le spectre contrasté des huit pièces est en effet entièrement contenu dans le personnage complexe de Kreisler. À l’instar des textes hoffmanniens, l’œuvre ne suit pas un développement narratif, mais se révèle plutôt une étude de caractère fragmentaire de la personnalité multiforme de Kreisler (et donc aussi de celle de Schumann). D’où des contrastes extrêmes : des passages clairs et lyriques alternent avec des irruptions tumultueuses. En outre, l’indication de tempo de presque chaque pièce est renforcée par le mot sehr (« très »), soulignant l’intensité expressive. Se référant au caractère continument en quête de Kreisler, la musique demeure fragmentaire et semble ne jamais atteindre un point d’arrivée stable. Ainsi, l’élan impétueux avec lequel débute la septième pièce (“Sehr Rasch”) s’immobilise dans une coda statique et sereine en majeur, censée apaiser la musique, mais suscitant plutôt la confusion que la résignation. Le mouvement final n’offre pas davantage d’issue : la danse ludique en mineur ne se développe pas en un final éclatant, mais s’achève dans une extinction silencieuse au registre grave du clavier.

 

Un « Kreislerkreis » contemporain

Autour des Kreisleriana de Schumann, Marco Mantovani nous propose de parcourir les œuvres de compositeurs d’hier et d’aujourd’hui apparentés à l’univers spirituel de Kreisler et de Schumann. Le premier compositeur de ce « Kreislerkreis » fictif est Heinz Holliger. Sa Partita pour piano solo fut composée, selon ses propres termes, durant une période où il était entièrement obsédé par Schumann, et en particulier par ses Kreisleriana. Les “Sphynxen für Sch.” de cette œuvre renvoient aux « Sphinxes » du cycle pour piano Carnaval, cryptogrammes musicaux riches en références à la vie et à l’œuvre de Schumann. L’autre pièce du programme, “Barcarola”, présente quant à elle une double influence littéraire : un poème de Hölderlin (Mnemosyne), servant de motto (« Uns wiegen lassen, wie / Auf schwankem Kahne der See »), et le poème Bateau ivre de Rimbaud. Comme chez Schumann, cette influence littéraire est essentielle au processus créatif de Holliger.

Jörg Widmann se révèle également proche de l’esprit de Kreisler dans ses 5 Bruchstücke pour clarinette et piano. Non seulement le titre renvoie au caractère fragmentaire, mais les contrastes extrêmes de caractère déjà observés chez Schumann réapparaissent dans les trois pièces présentées ici. Ainsi, le troisième mouvement, avec ses longues tenues de clarinette et ses accords doux produits à l’intérieur du piano, relève presque d’une musique du silence, tandis que de violentes irruptions d’énergie dominent le quatrième. Le deuxième mouvement évoque quant à lui l’origine du nom de Kreisler : par les répétitions obsessionnelles de la clarinette, la musique semble parfois tourner en rond.

György Kurtág rend, avec ses Hommages à R. Sch., un hommage explicite à Schumann et à son univers poétique. Les titres des six pièces renvoient non seulement à Kreisler (I), mais aussi aux alter ego de Schumann, Eusebius (II) et Florestan (III). Le dernier mouvement évoque un autre personnage : Meister Raro, médiateur dans l’univers schumannien entre le serein Eusebius et le fougueux Florestan. Il n’est pas anodin que cette pièce soit une passacaille, où la force structurante de la répétition et la dynamique des variations s’équilibrent mutuellement.

Indispensable dans l’univers de Kreisler et de Schumann est Ludwig van Beethoven. Hoffmann exprima son admiration, par la voix de Kreisler, dans le célèbre essai « Beethovens Instrumentalmusik ». Schumann, comme tous les compositeurs après Beethoven, vécut sous le poids de cet héritage. Dans ses écrits, il manifeste notamment une profonde admiration pour la transition entre le scherzo et le final de la Cinquième Symphonie, qu’il décrit comme un passage sans souffle d’une profondeur insondable vers une gloire rayonnante.

Si pour Schumann Beethoven fut un héros, Franz Schubert fut plutôt un esprit frère. Schumann découvrit adolescent les lieder et la musique pour piano à quatre mains de Schubert, et fut particulièrement fasciné par les 8 Variations en la bémol majeur, D 813 pour piano à quatre mains. Il qualifia même cette œuvre de « Tonroman » : les transformations presque psychologiques du thème lui évoquaient l’évolution du protagoniste du roman Wilhelm Meisters Lehrjahre de Goethe.

Enfin, Johann Sebastian Bach représentait pour Schumann comme pour Hoffmann le modèle de la perfection musicale. Pour Schumann, Bach avait une importance non seulement musicale mais aussi personnelle : dans les périodes de dépression dont il souffrait régulièrement, il trouvait l’apaisement dans l’étude du contrepoint des œuvres pour clavier et des chorals de Bach. Les Variations Goldberg apparaissent quant à elles dans une scène comique des Kreisleriana de Hoffmann : invité à animer une réception mondaine, Kreisler propose des variations au piano. Le public, riche mais peu cultivé musicalement, attend des airs d’opéra ; Kreisler joue Bach. L’assistance, gagnée par l’ennui, se retire peu à peu, jusqu’à ce que, lors de la reprise de l’“Aria”, Kreisler reste seul au piano.

 

Robbe Beheydt & Marco Mantovani

Friends of Flagey

FELLOWS

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GREAT FRIENDS

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FRIENDS

Ann Arnould, Pierre Arnould, Boudewijn Arts, Carmen Atala, Alexandra Barentz, Gino Baron, Dominique Basteyns, Marijke Beauduin, Joe Beauduin, Etienne Beeckmans de West-Meerbeeck, Jens Benoot, Anne Marie Berlier, Pierre Billiet, Véronique Bizet, Dominique Blommaert, Beatrix Bourdon, Edwin Bourgeois, Noëlle Bribosia, Geneviève Brion, Gauthier Broze, Nicole Bureau, Chantal Butaye, Olivier Chapelle, Béatrix Charlier, Catherine Chatin, Jacques Chevalier, Anne-Catherine Chevalier, Marianne Chevalier, Angelica Chiarini, André Claes, Bénédicte Claes, Xhenis Coba, Theo Compernolle, Chris Coppije, Philippe Craninx, Vanessa Crapanzano, Pierre d’Argent, Regis D’hondt, David D’Hooghe, Suzannah D’Hooghe, Anna-Teresa D’Hooghe, Frederika D’Hoore, Stanislas d’Otreppe de Bouvette, Laure d’Oultremont, Etienne d’Ursel, Ludovic d’Ursel, Jean-Claude Daoust, Joakim Darras, Laurent de Barsy, François de Borman, Kathleen de Borman, Olivier de Clippele, Sabine de Clippele, Eric De Gryse, Pierre de Maret, Alison de Maret, Kristine De Mulder, Brigitte Desaive, Aline de Ville de Goyet, Sabine de Ville de Goyet, Dominique de Ville de Goyet, Françoise de Viron, Sebastiaan de Vries, Sonia de Waillet, Stéphane De Wit, Philippe de Wouters, Agnès de Wouters, Hendrik Deboutte, Gauthier Desuter, May Dewaet, Laurent Drion, Aurélie Drion, Kristin Edwards, Jan Eggermont, Marie Evrard, Dominique Favart, Philippe Feron, Catherine Ferrant, Véronique Feryn, Solene Flahault, Henri Frederix, Alberto Garcia-Moreno, Nathalie Garcia-Moreno, Brigitte Geerinckx, David Geeurickx, Nathalie Genard, Pierre Marie Giraud, Hélène Godeaux, Serge Goldman, Claire Goldman - De Vriendt, Frederick Gordts, Philippe Goyens, Eric Gubel, Charlotte Hanssens, Baron Xavier Hufkens, Luc Hujoel, Johan Huygh, Veerle Huylebroek, Françoise Jacques de Dixmude, Yvan Jansen, Patrick Kelley, Deborah Konopnicki, Delphine Lyskov-Saucier, Katina Laaksonen, Katrien Lannoo, Anne Lauwers, Christine Le Maire, Bernard Levie, Janine Longerstaey, Philippe Longerstaey, Carole Ludlow, Peter Ludlow, Peter Maenhout, Joost Maes, Vincent Maroy, Michèle Martaux, Barbara Mayer, Christel Meuris, Quinten Mintiens, Delphine Misonne, Jan Moijson, Paul Muyldermans, Claude Oreel, Nadia Pachciarski, Martine Payfa, Ivan Peeters, Ingeborg Peumans, Jean Pierre Rammant, Agnès Rammant-Peeters, Anne-Marie Retsin, Andre Rezsohazy, Daniele Rizzi, Ariële Robyns de Schneidauer, Marie-Laure Roggemans, Katrien Rots, Catherine Rutten, Frieda Scholliers, Désirée Schroeders, Marie-Agnes Servais, Brigitte Smeyers, François Smeyers, Annick Sondag, Edouard Soubry, Anne Véronique Stainier, Ana Maria Stan, Michèle Stevelinck Heenen, Jan Suykens, Frank Suykens, Frank Sweerts, Jean t’Kint de Roodenbeke, Danielle t’Kint de Roodenbeke, Mirthe Tavernier, Dominique Tchou, Olivier Thuysbaert, Jelleke Tollenaar, Yves Trouveroy, Beatrice Trouveroy, Françoise Tulkens, Vanessa Van Bergen, Marie-Paule Van Craynest, Els Van de Perre, Katrien Van de Voorde, Radboud van den Akker, Dirk Van den Bogaert, Isabelle Van der Borght, Odile van der Vaeren, Karine Van Doninck, Patrick Van Eecke, Henriëtte van Eijl, Michel Van Huffel, Alain Van Muylem, Lydie Van Muylem, Emmanuel Van Rillaer, Stephanie van Rossum, Thomas Van Waeyenberge, Titia Van Waeyenberge, Laura Van Waeyenberge, Carol Van Wonterghem, Marie Vandenbosch, Ines Hilde, Alain Vandenborre, Joanna Vandenbussche, Marie Vander Elst, Christophe Vandoorne, Elisabeth Vanistendael, Kaat Vanschoubroek, Alain-Laurent Verbeke, Catherine Verhaegen, Alexandre Verheyden, Anne Vierstraete, Ann Wallays, Sabine Wavreil, Christian Weise, Serge Wibaut, André Wielemans, Ana Zoe Zijlstra, Management and People Development SRL, Qubemi

et tous ceux qui souhaitent garder l’anonymat

version 29.01.2026

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