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Collegium Vocale Gent / Bas Bogaerts

Collegium Vocale Gent & Philippe Herreweghe

Programme

Collegium Vocale Gent

 

Dorothee Mields, soprano I
Margot Oitzinger, soprano II
Alex Potter, contreténor
Guy Cutting, ténor
Peter Kooij, basse
Philippe Herreweghe, dir. [artist in residence]
 


Programme


Johann Sebastian Bach (1685-1750),
Missa brevis in b, BWV 232 (1733)

Kyrie

  1. Kyrie eleison (chœur)

  2. Christe eleison (soprano I & II)

  3. Kyrie eleison (chœur)

Gloria

  1. Gloria in excelsis Deo (chœur)
  2. Et in terra pax chœur)
  3. Laudamus te (aria  soprano I)
  4. Gratias agimus tibi (chœur)
  5. Domine Deus ( soprano I & ténor)
  6. Qui tollis peccata mundi (chœur)
  7. Qui sedes ad dexteram Patris (aria alto)
  8. Quoniam Tu solus Sanctus (aria basse)
  9. Cum Sancto Spiritu (chœur)

 

Durée du concert : +/- 60’

Le concert sera enregistré par Musiq3 et sera diffusé sur Musiq3 le 22 février 2022 à 20:00 et sur Klara le 09 février 2022 à 20:00.

 

Commentaire

Lorsque Johann Sebastian Bach met la dernière main à sa Messe en Si, en 1749, il ne nous lègue pas seulement une messe. Cette œuvre magistrale, qui sera désignée au XIXème siècle sous le nom de Hohe Messe est parfaitement inédite au milieu du XVIIIème siècle quant à sa durée – deux heures environ –, son ampleur – un chœur de cinq à huit voix, cinq solistes et un grand orchestre enrichi de trompettes et de  timbales –, ses techniques de composition et son intensité. Ce travail gigantesque mêle les techniques de composition et des styles hérités de la Renaissance aux formes musicales traditionnelles et innovantes. De cette manière, la Hohe Messe apparaît comme une synthèse musicale de l’immense bagage artistique de Bach et d’une maîtrise intemporelle.

 

Il est surprenant de noter que cette messe grandiose doit son origine à une lettre de candidature. En juillet 1733, Bach occupait depuis dix ans la charge de Thomascantor à Leipzig, dédiée à la composition de musiques religieuses qui seraient jouées dans les grandes églises de la ville. En outre il dirigeait depuis 1729 l’orchestre Collegium Musicum et était responsable de la diffusion de musiques profanes à Leipzig. Il occupait donc une position enviable. Cependant, il ne se sentait pas reconnu à sa juste valeur. Les autorités ecclésiastiques (luthériennes) et publiques très conservatrices de la ville rêvaient d’un cantor plus célèbre et plus soumis, qui écrirait des musiques plus accessibles. Et c’est pourquoi, en 1733, Bach saisit l’occasion d’obtenir une charge à la cour catholique de Saxe à Dresde. Bach connaissait bien la vie culturelle frémissante et raffinée de Dresde, puisqu’il y donnait régulièrement des concerts d’orgue. Son fils aîné, Wilhelm Friedemann y travaillait déjà comme organiste à la Sophienkirche. Au cours de l’été, en pleine période de deuil du Prince Electeur de Saxe, il adresse à son successeur, Frederik August II, une Missa Brevis luthérienne composée d’un Kyrie et d’un Gloria, les deux premiers morceaux de l’ordinarium. L’avantage d’une telle Missa Brevis est qu’elle convient tout autant aux cultes luthérien et catholique. Il espère par cet envoi attirer l’attention du nouveau Prince Electeur et d’obtenir le titre de « compositeur de la cour ». Il accompagne la messe d’une lettre dans laquelle il présente humblement cette « composition sans grande valeur » et de plaint de ses commanditaires actuels qui le paient insuffisamment et lui lancent « une injure après l’autre ». Bach remporte un succès partiel. Il est nommé « Kürfürstlich-Sächsiser Hofkapellmeister » mais seulement près de trois ans après sa sollicitation musicale, et comme un simple titre honorifique. Pressé par la nécessité, il demeure à Leipzig où, au début des années 1840, il reprend sa Missa Brevis de Dresde et la développe jusqu’à en faire une messe catholique complète, la Missa Tota, connue aujourd’hui sous le nom de Hohe Messe.


Nous ne savons pas clairement pour qui, et dans quelles circonstances, Bach a repris sa Missa Brevis. Du temps de Bach, les musiciens écrivaient rarement « au cas où ». Ils étaient considérés comme des artisans tenus de délivrer des compositions à la demande de commanditaires ecclésiastiques ou profanes. En tout état de cause, en 1733, Bach n’avait nullement l’intention de transformer sa Missa Brevis en Missa Tota. C’est ce que nous pouvons déduire de la signature « Fine Soli Dei Gloria » apposée sous le Gloria. Or chez Bach nous ne trouvons nulle part une telle signature insérée entre les parties d’une œuvre. Bien que la Missa Brevis ne soit que la première partie de la Hohe Messe finale, – les parties ajoutées comportent II le Symbolum Nicenum, III le Sanctus, IV l’Hosannah, le Benedictus, l’Agnus Dei et le Dona Nobis Pacem – il s’agit tout de même de plus d’une heure de musique. Une messe d’une telle ampleur était réservée à une circonstance particulière, et non aux seules liturgies du dimanche ou des fêtes. Le Kyrie, à l’ouverture, est particulièrement solennel et grandiose et intervient dans la Missa Brevis comme une musique de deuil destinée au Prince Electeur défunt. Ce Kyrie se compose de trois parties : le Kyrie Eleison, pour chœur à cinq voix et orchestre où Bach déploie de nombreuses fugues ; le Christe eleison, un duo entre deux solistes sopranos qui évoque la prédilection du nouveau Prince pour l’opéra italien ; et un second Kyrie eleison, un mouvement particulièrement complexe et contrapunctique pour chœur à quatre voix et orchestre. Le Gloria jubilatoire résonne ensuite comme un hommage à l’avènement Frederik August II. Cette deuxième partie de la Missa Brevis est particulièrement brillante et joyeuse, et les passages virtuoses pour chœur y alternent avec des épisodes plus intimes, polyphoniques, et de riches arias.

Waldo Geuns

Biographies

Dorothee Mields, soprano
Dorothee Mields est l’une des plus grandes interprètes de la musique des XVIIe et XVIIIe siècles. Elle est connue pour son timbre unique et ses interprétations émouvantes. Elle se produit régulièrement avec le Collegium Vocale Gent, la Nederlandse Bachvereniging, l'Orfeo Barockorchester, le Freiburger Barockorchester, le RIAS Kammerchor, le Bach Collegium Japan, l’Orchestra of the 18th Century, Lautten Compagney Berlin, Tafelmusik Baroque Orchestra Toronto, The English Concert et Klangforum Wien, sous la directions de chefs d’orchestre comme Stefan Asbury, Beat Furrer, Michi Gaigg, Paul Goodwin, Philippe Herreweghe, Emilio Pomàrico, Hans-Christoph Rademann, Andreas Spering, Masaaki Suzuki et Jos van Veldhoven.


Margot Oitzinger, soprano
Née à Graz en Autriche, Margot Oitzinger a étudié le chant à la faculté de musique de l‘université de sa ville natale. Déjà pendant ses études, elle a souhaité se spécialiser dans la musique ancienne. Elle a donc suivi les classes de maître et les séminaires d‘Emma Kirkby, Peter Kooij et Jill Feldman. Margot Oitzinger est très demandée, aussi bien en tant que soliste lors de concerts que comme chanteuse d‘opéra, de la Renaissance à la période préclassique. Les parties choristes des œuvres polyphoniques ou du début de la période baroque font également partie de son répertoire (« Solistes du Collegium Vocale Gent » sous la direction de Philippe Herreweghe, « Abendmusiken in der Predigerkirche » sous la baguette de Jörg- Andreas Bötticher, « Sette voici » sous la direction de Peter Kooij, etc.), de même que les œuvres des maîtres du baroque en qualité de soliste. De plus, elle a enregistré de nombreux CD (oratorios, opéras, œuvres pour chœur) pour les labels Harmonia Mundi, Phi, Cpo, etc. Un CD avec des airs de Mendelssohn sous la direction de Michi Gaigg vient tout juste de paraître.


Guy Cutting, ténor
Le ténor britannique Guy Cutting a terminé ses études de chant au New College d'Oxford en 2012 et s'est focalisé depuis sur le répertoire baroque. Il a reçu le Jeffrey Thomas Award des American Bach Soloists, un prix récompensant les jeunes talents dans le domaine de la musique ancienne. Avec l'Orchestra of the Age of Enlightenment, il a été ‘rising star’ montante pour les saisons 2019/20 et 2020/21. En tant que soliste, Guy Cutting a été invité par l'Orchestra of the Age of Enlightenment, le Monteverdi Choir, l'Academy of Ancient Music, le Gabrieli Consort, le Swedish Baroque Orchestra, le Nederlandse Bachvereniging, Voces Tallinn et Le Concert Lorrain, entre autres. Dans le cadre de ces engagements, il a chanté sous la direction de chefs tels que John Eliot Gardiner, Jos van Veldhoven, Christoph Prégardien, Kristian Bezuidenhout, Stephan MacLeod, Laurence Cummings, Paul McCreesh, Marcus Creed et Risto Joost. Outre sa carrière de soliste, le ténor est également membre du Damask Vocal Quartet, qui se dédie à la musique de chambre des XIXe et XXe siècles.


Peter Kooij, basse
Peter Kooij débute sa carrière musicale à six ans comme petit chanteur dans le choeur dirigé par son père. On lui découvre une belle voix de soprane et très vite il chante en soliste dans de nombreux concerts et pour des enregistrements. Après des études de violon au conservatoire de Utrecht, il suit des cours de chant auprès de Max van Egmond au Sweelinck-Conservatorium d´Amsterdam ou il obtient son diplôme de soliste. C´est dans les salles de concert les plus prestigieuses au monde, qu´il a chanté avec des chefs d´orchestre aussi réputés que Philippe Herreweghe, Ton Koopman, Frans Brüggen, Gustav Leonhardt, René Jacobs, Sigiswald Kuijken, Roger Norrington et Iwan Fischer. Au-delà de l´ensemble des œuvres vocales de Bach, son répertoire s´étend de H. Schütz à K. Weill. Il a participé à la production de plus de 150 CD´s pour Philips, Harmonia Mundi, Sony, Virgin Classics, Erato et BIS. Cette dernière maison l´a invité pour enregistrer l´intégrale des cantates de Bach avec le Bach Collegium Japan sous la direction de Masaaki Suzuki. Depuis 2013 il est professeur de chant au HfK Bremen. Peter Kooij donne des masterclasses en Allemagne, en France, au Portugal, en Finlande et au Japon. Il est conseiller artistique de l´Ensemble Vocal Européen. En 2016, Peter Kooij a reçu la médaille Bach de la ville de Leipzig.


Collegium Vocale Gent
En 2020, le Collegium Vocale Gent à fêté son 50e anniversaire, un jubilé d'or! L’ensemble fut créé en 1970 à l’initiative de Philippe Herreweghe. L’ensemble était à l’époque l’un des premiers à vouloir étendre les nouveaux principes d’interprétation de la musique baroque à la musique vocale. Cette approche authentique, mettant l’accent sur le texte et la rhétorique est à la base d’un langage sonore  transparent. Ceci a permis au Collegium Vocale Gent de gagner en quelques années une reconnaissance internationale et d’être invité à se produire dans des salles de concert et des festivals musicaux prestigieux en Europe, aux États-Unis, en Russie, en Amérique du Sud, au Japon, à Hong Kong et en Australie. Depuis 2017 l’ensemble organise son propre festival d’été en Toscane, Italie : Collegium Vocale Crete Senesi.

Au fil du temps, le Collegium Vocale Gent a développé  ses effectifs pour former un ensemble très flexible, avec un large répertoire couvrant les différentes périodes stylistiques. Son atout le plus important consiste à pouvoir recourir pour chaque projet à l’effectif adéquat. La musique de la Renaissance est interprétée par un ensemble de solistes. La musique baroque allemande, et plus spécifiquement les œuvres vocales de J.S. Bach, demeure son domaine de prédilection. Le Collegium Vocale Gent se consacre aussi à l’interprétation des oratorios romantiques, modernes et contemporains, avec un effectif symphonique allant jusqu’à 80 chanteurs.

Pour la réalisation de ces projets, le Collegium Vocale Gent collabore avec divers ensembles qui mettent l’accent sur la recherche historique, tels que l’orchestre baroque du Collegium Vocale Gent, l’Orchestre des Champs-Élysées, le Freiburger Barockorchester ou l’Akademie für Alte Musik Berlin. Il faut noter que certains projets ont vu le jour grâce à la collaboration avec des orchestres symphoniques renommés comme le Antwerp Symphony Orchestra, le Koninklijk Concertgebouworkest d’Amsterdam, le Budapest Festival Orchestra, le Staatskapelle Dresden et le Chamber Orchestra of Europe. Ivor Bolton, Marcus Creed, Reinbert de Leeuw, Iván Fischer, René Jacobs, Yannick Nézet-Séguin, Kaspars Putnins, Jos van Immerseel, Paul Van Nevel et James Wood figurent parmi les chefs à avoir déjà dirigé le Collegium Vocale Gent.

Sous la direction de Philippe Herreweghe, le Collegium Vocale Gent s’est construit une riche discographie de plus de 100 enregistrements, principalement édités par les labels Harmonia Mundi France et Virgin Classics. 2010 a vu naître un tout nouveau projet discographique : la création par Philippe Herreweghe, avec Outhere Music de son propre label φ (PHI). Cela lui donne l’opportunité de composer en toute liberté artistique un catalogue riche et varié. A ce jour une vingtaine d’enregistrements d’œuvres vocales de Bach, Byrd, Beethoven, Brahms, Dvorak, Gesualdo, Haydn et Vitoria sont parus. Parmi les enregistrements récents figurent une nouvelle version de la Johannes-Passion de J.S.Bach (LPH 031) et le Te Deum & Seconde Messe d’Anton Bruckner (LPH034). L'ensemble a également enregistré le Via crucis de Franz Liszt avec Reinbert de Leeuw pour le label ά (ALPHA 390).

Le Collegium Vocale Gent est subventionné par la Communauté flamande et la ville de Gand. L’ensemble est aussi soutenu par la Loterie Nationale de Belgique.


Philippe Herreweghe, dir. | Artist in residence
Philippe Herreweghe est né à Gand. Dans sa ville natale, il mène de front des études universitaires et une formation musicale au conservatoire dans la classe de piano de Marcel Gazelle. À cette époque, il commence à diriger et en 1970, il fonde le Collegium Vocale Gent. Nikolaus Harnoncourt et Gustav Leonhardt sont attirés par son approche exceptionnelle de la musique et l’invitent alors à collaborer à l’enregistrement intégral des cantates de Bach.

Très vite, l’approche vivante, authentique et rhétorique utilisée par Philippe Herreweghe dans la musique vocale est appréciée partout et en 1977, il fonde à Paris l’ensemble La Chapelle Royale, spécialisée dans l’interprétation de la musique française du Siècle d’or. De 1982 à 2002, Philippe Herreweghe est directeur artistique des Académies Musicales de Saintes. Durant cette période, il crée différents ensembles avec lesquels il donne vie à une interprétation convaincante d’un répertoire qui s’étend de la Renaissance à la musique contemporaine. Ainsi voient le jour l’Ensemble Vocal Européen, spécialisé dans la polyphonie de la Renaissance, et l’Orchestre des Champs-Élysées, fondé en 1991 dans le but de remettre en valeur les répertoires romantique et préromantique interprétés sur instruments d’époque. Depuis 2009, Philippe Herreweghe travaille activement avec le Collegium Vocale Gent au développement d'un grand choeur symphonique de niveau européen. Depuis 2001, il est directeur artistique de l'Accademia delle Crete Crete Senesi, le festival d'été toscan connu depuis 2017 sous le nom de Collegium Vocale Crete Senesi.

Toujours en quête de nouveaux défis musicaux, Philippe Herreweghe est depuis quelques temps très actif dans le grand répertoire symphonique, de Beethoven à Stravinsky. Il est chef d'orchestre de l’ Antwerp Symphony Orchestra depuis 1997. Outre ces différents postes fixes, il est un chef invité très sollicité auprès d’orchestres tels que le Concertgebouworkest Amsterdam, le Gewandhausorchester de Leipzig, le Scottisch Chamber Orchestra ou le Tonhalle Orchester Zurich. Au cours des prochaines saisons, des engagements sont prévus pour la Staatskapelle Dresden, le Philharmonia Orchestra London, le Shanghai Symphony Orchestra et le Cleveland Orchestra.

Avec tous ces ensembles, Philippe Herrewghe s’est construit au cours des années une très large discographie de plus de 120 enregistrements auprès des labels Harmonia Mundi France, Virgin Classics et PentaTone. Les incontournables de cette discographie sont entre autres les Lagrime di San Pietro de Lassus, la Passion selon saint Matthieu de Bach, l’intégrale des symphonies de Beethoven et Schumann, le cycle de lieder Des Knaben Wunderhorn de Mahler, la Symphonie n° 5 de Bruckner, Pierrot Lunaire de Schoenberg et la Symphonie de Psaumes de Stravinsky. En 2010, un nouveau projet d'enregistrement voit le jour dans lequel Philippe Herreweghe crée avec Outhere-Music son propre label φ (PHI). Entre-temps, plus de 30 enregistrements sont disponibles proposant de la musique allant de William Byrd à Igor Stravinsky. Les enregistrements les plus récents comprennent les Vespro della Beata Vergine de Claudio Monteverdi (LPH029), les Symphonies No..2-5 de Franz Schubert (LPH028) et la Johannes-Passion (LPH 033) de J.S.Bach.

Sa vision et son engagement artistiques cohérents ont valu à  Philippe Herreweghe plusieurs distinctions. En 1990, la presse musicale européenne l’a nommé « Personnalité musicale de l’année ». Avec le Collegium Vocale Gent, il est élu en 1993 « Ambassadeur culturel de Flandre ». Une année plus tard, il se voit attribuer l’ordre d’Officier des Arts et Lettres, et en 1997, il est nommé Doctor honoris causa à la Katholieke Universiteit Leuven. En 2003, il reçoit en France le titre de Chevalier de la Légion d’Honneur. Enfin en 2010, la ville de Leipzig attribue à Philippe Herreweghe la Bach-Medaille, qui le récompense pour l’énorme travail réalisé en tant qu’interprète de l’œuvre de Bach. En 2017, Philippe Herreweghe a reçu un doctorat honorifique à l'Université de Gand. En 2021, il s’est vu attribuer l'Ultima, prix couronnant une carrière dédiée au mérite culturel général accordé par le gouvernement flamand.

Textes

Kyrie
Kyrie eleison.
Christe eleison.
Kyrie eleison.

Seigneur, ayez pitié!
Christ, ayez pitié!
Seigneur, ayez pitié!

Gloria
Gloria in excelsis Deo.
Et in terra pax hominibusbonae
voluntatis.
Laudamus te, benedicimus te,
adoramus te, glorificamus te.
Gratias agimus tibi
propter magnam gloriam tuam.
Domine Deus, Rex caelestis,
Deus Pater omnipotens.
Domine Fili unigenite,
Jesu Christe.
Domine Deus, Agnus Dei,
Filius Patris,
qui tollis peccata mundi,
miserere nobis.
Qui tollis peccata mundi,
suscipe deprecationem nostram.
Qui sedes ad dexteram Patris,
miserere nobis.
Quoniam tu solus Sanctus,
tu solus Dominus, tu solus
Altissimus Jesu Christe.
Cum Sancto Spiritu
in gloria Deis Patris.
Amen.

Gloire à Dieu au plus haut des cieux.
Et paix sur la terre aux
hommes de bonne volonté.
Nous Vous louons, nous Vous bénissons,
nous Vous adorons, nous Vous glorifions.
Nous Vous rendons grâces pour
Votre gloire immense.
Seigneur Dieu, Roi des cieux,
Dieu, Père tout-puissant!
Seigneur, Fils unique de Dieu!
Jésus-Christ, Très-Haut!
Seigneur Dieu, Agneau de
Dieu, Fils du Père!
Vous qui effacez les péchés du monde,
recevez notre prière.
Vous qui siégez à la droite du Père,
ayez pitié de nous.
Car vous êtes le seul Saint,
le seul Seigneur,
le seul Très-Haut, Jésus-Christ.
Avec le Saint-Esprit dans la
gloire de Dieu le Père.
Ainsi soit-il.

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version 01.06.2022

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